Vendredi 19 octobre 2007
le même appétit
pour  quelques gourmandises
même les plus osées


  son chagrin
 perle mes yeux
 il descendait l'escalier
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Vendredi 19 octobre 2007



dans le froid
entre les
plumes
une tendresse 
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Vendredi 19 octobre 2007
  le silence
privilégie la vérité
l'amour a ce prix

tout grandit






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Vendredi 19 octobre 2007
sucreries marocaines
franchir
la frontière

regarder la mer
devenir un océan

les moments
les plus doux
en délices exotiques


à pleines dents
le sucre
et les sourires


sur la table
un tagin et quelques gâteaux
le Maroc  en saveur


l'amour
franchit les limites
au-delà


un voyage
rêvé
en quelques pages offert


 dans l'escalier en pierre
regarder
ses  dernières traces de pas


 les larmes
laissent sur les margelles
un regard si beau
---

et demain

demain
 la femme
que j'ai rencontrée aujourd'hui
me parlera d'elle


demain je raconterai
la magie
du jardin des plantes


 
 
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Jeudi 18 octobre 2007



quand la notion d'espace disparaît, naît le mouvement au delà du mouvement ...
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Mercredi 17 octobre 2007

 d'un geste les cheveux 
relevés
allongent la volonté

dégagée
la nuque se dresse
et s'offre


 mince fragile
elle se  prolonge
charnelle


longue
elle  raffine
le plaisir


elle se  courbe
en offrande
et garde son secret



perle de sueur
au bas de la nuque
les émotions bataillent


elle glisse
le long de l'échine
se dilue dans la peau



odeur sucrée odeur de peau
identité ouverte
 nuque offerte
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Mercredi 17 octobre 2007
toutes les nuits
mon regard
allonge la cathédrale


 de ma fenêtre
le conservatoire
répond de ses artistes


au coin de la rue
la femme assise
dans ses mains l'avenir


  son visage ridé
le temps
 n'est pas encore passé


jeune trop jeune
 dans ses doigts
 la noirceur de la détresse


d'un autre pays
plus belle encore
que toutes celles qui déambulent


 dans ses yeux
la force de son histoire
pour elle toute seule


nos regards se croisent
à peine un sourire
une mèche de cheveux


temps gris
temps triste
abandon



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Mardi 16 octobre 2007


certains visages
ne retiennent  pas la lumière
on les oublie


certains
  dans l'ombre
 éblouissent


mémoire en creux
mémoire en bosse
le visage relief le coeur
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Mardi 16 octobre 2007
 l'oeuvre ratée
 est tragique
elle montre la défaillance humaine
elle est excellente

enfermée dans sa cage
  elle est la reine
d'un espace infini


le monde est une illusion
réelle


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Mardi 16 octobre 2007




 refaire la route inverse
d'une vie d'oiseaux


retour sur la 202
 les dernières affaires
revoir les roulottes


  route déserte
noir le ciel d'étourneaux
le riz  est déjà récolté

la départementale
se souvient du vieux vélo
de ses fréquentations


Elle, Lui
une histoire plus longue
que la route



 un héron écrasé
les plumes
pour le reconnaître



tous les oiseaux d'eau
reviennent en hâte
les rizières sont pleines











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Lundi 15 octobre 2007
croire ce qu'on voit
voir ce qu'on croit

croire sans savoir
savoir sans croire

respirer sans sentir
sentir sans respirer

sentir ce qu'on croit
croire ce qu'on sent

écouter sans comprendre
 entendre sans écouter


être ce qu'on voit
voir ce qu'on est



 tous les sens endormis
révélent
 l'aveuglement


 ceci est aussi un clin d'oeil au livre  l'Aveuglement écrit en 1995 par le très remarquable  José Saramago 

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Lundi 15 octobre 2007
 sous le cyprès chauve
l'eau lentement
vers ce regard

une passerelle
d'une autre époque
dans un parc aussi vieux

des platanes
hauts hauts hauts
 oublient  les promeneurs
 
une cisticole des joncs
s'accroche au buisson
même plus farouche

 indien
le dernier rayon d'été
ombre la grande allée



les joues colorées
tout un après-midi
pas si tranquille que ça


                                                               
 
400px-Taxodium-distichum-foliage-and-roots.JPG
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Lundi 15 octobre 2007




métamorphose
les corps aériens
légers ,légers
 

des oiseaux de mer

oiseaux de passage
le temps
laisse son empreinte


tant de danses
mon enfance
et la vie de ma fille
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Dimanche 14 octobre 2007
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Dimanche 14 octobre 2007
flamant-rose-a.jpg
combien de voyages
les ont  sédentarisés
dans l'hiver


endormis
dans leurs plumes
ils rêvent de petites crevettes


pour leur alimentation
et leur couleur
rien que des petites crevettes


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1  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves



  la mer et le ciel
  par beau temps
  dans son regard


--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

avec la pluie
parfois
j'aime être triste

 

pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 


 les yeux ouverts
 émotion plaisir
... tsunami


 jour de marché
des couleurs  des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons


sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisibles et t belles


 
inquiétant
comme l'approche d'un orage
le silence


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes



nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
premier sourire


Le silence parfois
riche de sens et de force
 fertile




odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


  lancinant
le vent dans les embrasures
détruit l'été


odeur de thym frais
dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette  mes jumelles
dans les étangs


une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre

 

 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

le rose discret
sur sa pâleur
 timide

 
 

 







 

 

 

 
















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