un bijou ...!!
extraits:
"Une princesse, vous vous comportez comme une princesse. Vous ne vous souciez pas du monde, autour de vous, c'est le monde qui doit se soucier de vous, votre seule tâche est d'exister. C'est bien ça ?"
Cette fiction amusait grand-mère, être princesse de la rue Manno, actuellement de la rue Sulis,et avant de la province du Campidano.
Sans rendez-vous précis, ils arrivaient de plus en plus tôt au petit déjeuner, afin d'avoir plus de temps pour le journal, qu'ils lisaient tout près l'un de l'autre sur le banc, et pour leur promenade où le Rescapé, trouvait toujours l'occasion de poser sa main, sur son épaule pour la diriger dans une autre direction.
un jour le Rescapé demanda à voir les bras de grand-mère en entier et quand elle releva les manches de son chemisier, il parcourut d'un doigt attentif ses veines à fleur de peau.
Une beauté, tu es une vraie beauté, dit-il passant du vous au tu. Mais toutes ces cicatrices ?" Grand-mère répondit, qu'elle s'était coupée au travail aux champs.
"Pourtant on dirait des entailles au couteau.
- On coupe tellement de choses. C'est le travail de la terre qui veut ça .
- Mais pourquoi sur les bras et pas aux mains ? on dirait des coupures volontaires, elles sont nettes "
Elle ne répondit pas, il lui prit la main, l'embrassa, embrassa toutes ces cicatrices de ses bras et suivit du doigt les traits de son visage.
.....;.....
Le Rescapé dit que grand-père était un heureux homme, vraiment et pas comme elle le prétend un malchanceux qui aurait écopé d'une pauvre folle, simplement, elle était une créature que Dieu avait faite à un moment où il n'avait pas envie de femmes habituelles en série, Il avait eu une inspiration poétique et Il l'avait créée, grand-mère riait de bon coeur, disait qu'il était fou lui aussi et que c'était pour ça qu'il ne voyait pas la folie des autres.
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Tout le monde était persuadé qu'un homme de cinquante ans ne regarde pas une femme de son âge , mais ce raisonnement valait pour les choses du monde. Pas pour l'amour. l"amour ne s'attarde ni sur l'âge, ni sur rien qui ne soit l'amour. Et c'est exactement de cet amour là que le Rescapé l'avait aimée. la reconnaîtrait-il tout de suite ?Quelle mine ferait-il ? Ils ne s'embrasseraient pas en présence de grand-père, de papa, ou de la femme du Rescapé ou de sa fille. Il se serreraient la main et se regarderaient longtemps. A en mourir. Mais, si elle essayait de sortir seule et qu'elle le rencontrât seul, alors là oui, ils tomberaient dans les bras l'un de l'autre et s'embrasseraient pour récupérer toutes ces années; et s'il le lui demandait, elle ne rentrerait plus jamais chez elle. car l'amour est plus important que tout le reste.











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