Dimanche 22 juillet 2007




musée Fabre
admirer les premiers Monet
main dans la main

musée Fabre
aimer ensemble les Soulages
les plus clairs

lui

dans ses mots
découvrir
la couleur de ces peintres


des salles immenses
 pour quelques Soulages
et eux

elle





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Samedi 21 juillet 2007



festival d’Avignon
admirer les danseurs japonais
et sa nuque

Lui



le danseur
de tous petits seins
érotiques 

presque aussi petits
que ceux qu'il tient

elle



 
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Samedi 21 juillet 2007
le découvrir
au bord de l'eau
salée et  douce


 mes montagnes
l'invitent  au coeur
de mon histoire


de rocher en rocher
 le chant  de la montagne
au bord de l'eau


plonger dans le gour
remonter  le courant
jusqu'à la cascade


  vert d'eau
une autre histoire
libre


rire de tout
ne penser qu'à nous
simplement essayer



de leurs éclats éclairs
les guêpiers
colorent  notre route



les
pins de la plantation
pour notre dernier jour
  une haie d'honneur 


et  de Lui cette suite en écho

seuls dans la mer
deux naturistes amoureux
qui nous ressemblent

 

plage de Maguelone

regarder les yeux
qui la regardent

 

dans la mer
elle le dit avec ses yeux
aussi bleus

 

de ses yeux grands ouvert

des reflets verts et bleus

s’écoulent

sans lunettes
son visage s’évanouit
dans les vagues

 

entre ses jambes
le point le plus secret
de Maguelone








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Samedi 21 juillet 2007
  couleur du ciel
nuance ma tristesse
gris sur gris






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Samedi 21 juillet 2007
après les toiles
impressionnistes
Corot son préféré

 contemplatif immuable
  Corot
 les petites toiles
si reposantes

ensemble
le regard plongé dans les paysages
du dernier néoclassique

dans le musée
se perdre entre les salles
et dans la construction végétale


sans jamais s'éloigner
à peine d'une longueur d'un bras
reprendre sa main

d'une salle à l'autre
d'une époque à une autre
les franchir d'un baiser










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Vendredi 20 juillet 2007

glisser le long d'un rêve
regarder le sol
terre inconnue


sous l'olivier de Barbarie
à l'abri de la pluie
son baiser humide


pédaler
sans tenir nos guidons
main dans la main ...


sur la plage
nos vélos  nos vêtements
jusqu'aux dessous


partage
de lui de moi
  de nos souvenirs



ce soir
dans la lunette arrière
sa silhouette 
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Dimanche 15 juillet 2007
me tenant par  la main
tant de monde
ne pas  le perdre

 Festival d'Avignon
sous le Palais
les artistes s'exposent

prendre la fraîcheur
à l'ombre de  sept siècles d'histoire
le Palais des Papes

d'un spectacle à l'autre
dans la rue
tout est permis

des femmes de toutes époques
se bousculent
au XXIe siècle

 tous ces artistes
tant de travail pour  nos regards
comme si de rien était

dans les venelles entre les pierres
notre histoire 
dans leurs courants d'air



















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Dimanche 15 juillet 2007
sous nos pieds
la plage
nos corps dans la brume


le suivre
me suivre
en vélo



le bleu de la mer
la  brume
sous le bleu du ciel


les vagues
froides et chaudes
des courants du large


les pieds dans l'eau
et tout le reste

à deux

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Mercredi 11 juillet 2007
 Chère Monika,
J'apprécie les commentaires que tu fais sur mon blog . le commentaire sur le haïku de la pie .. m'a surprise, parce que dans un premier jet, j'ai écrit la même chose que toi ... et je ne sais pour quelle raison, je ne l'ai pas trouvé équilibré ...et  il a donné ce que j'ai écrit .. mais en te relisant, j'ai changé d'avis ... c'est vraiment une histoire de prise de vue de lecture ... de toute manière le haïku est avant tout, un instantané ...et une émotion ... les plus beaux haïkus s'équilibrent, quand, à leur  lecture,  l'image et l'émotion passent en harmonie ...et qu'il n'y a plus rien d'autre à dire que: "c'est beau"... C'est pour cela aussi que je n'aime pas ces concours qui se déroulent de plus en plus de droite et de gauche ... pour moi, cela ne veut rien dire et les choix sont très arbitraires ... la plus part du temps je n'aime pas cet amalgame fait sur une page de divers haïkus sélectionnés.... pour moi le haïku se savoure seul ... il n'est pas nécessaire d'essayer d'en faire des quantités, il suffit d'en réaliser de temps à autres et c'est déjà pas mal ;.. pour ma part, je ne prétends rien d'autre, qu'écrire ce que je vis au fil d'une existence... parfois le haïku en naît ... je le vois , j'ignore sa qualité extérieure, mais je ressens sa force ... je suis alors contente ... c'est tout, et je continue ...  c'est ma seule façon de rester intègre  ... avec ma perception des choses, de la terre, de la vie et de mes émotions .... je cherche toujours à rééquilibrer ce qui est si facilement tangible ... mais je ne cherche jamais à faire un haïku pour qu'on me dise que celui-ci est bon .... en fait, ce que je veux, c'est arriver à transmettre le plus fort possible une image et l'émotion de cette image .... la relation à la terre que j'ai depuis plus de 25 ans m'aide énormément .. Comme je te l'ai dit les peuples premiers m'ont beaucoup appris... mais  en vivant très isolée en montagne  et avec le temps et l'écoute de la vie autour de moi,  acompagnée de cette passion que j'ai pour les oiseaux, j'ai appris à sentir la terre passer dans mes veines ;.. à comprendre le souffle de celle-ci dans les arbres , dans les plantes dans tout ce qui rythme la vie  ;.. j'ai entendu les arbres pleurer .. Nous avions un jour abattu un énorme cèdre devant la maison ... trop  près et dangereux ... nous étions déchirés par cet acte humainement égoïste ...mais nous l'avons fait .. la tronçonneuse a oeuvré... et quand il est tombé je l'ai entendu hurler ...Je crois tout simplement à la vie de ce qui m' entoure et à la force de cette vie ... en ayant pris conscience de ça ... on ne peut  plus voir les choses autrement ... et le regard qu'on porte sur le monde change ... Le rapport entre le haïku, les peuples premiers et les oiseaux, est ce lien, au souffle de la Terre, et à tout ce qu'elle nous invite à vivre dans l'instant et dans l'émotion....mais ce rapport ne concerne que ma perception des choses, je ne prétendrais  jamais en faire une pensée générique ... c'est pour cela aussi, que je n'interviens jamais sur les haïkus écrits par les autres poètes ... je ne peux tout simplement pas le faire ... parce que même raté, un haïku reste beau ... maladroitement beau et à l'image de celui qui l'a conçu à cet instant-là ...

à l'ombre des platanes
les canaux lentement
vers les cultures

la vie autrefois
quelques traces
 reposent  dans ce lieu

des clôtures en bois
une jument son poulain
tant de tendresse

on s'arrête
on se serre
encore plus fort







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Mercredi 11 juillet 2007

sous les platanes
entre les canaux
un sentier et nous

à la croisée des sentiers
une baiser volé
et plus qu'un baiser

les oiseaux
de temps à autres
commentent

méandre d'eau
les iris en bordure
couleur verte

dans ses yeux terre
des reflets
quelques pointes vertes

revenir sur nos pas
mes jumelles
il les adapte à sa vue

cigognes
dans leur nid
qui observe qui ?





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Lundi 9 juillet 2007
tant d'émotions
dans ces plumes de fou de bassan
qu'il me donne

tellement blanches
et venues de si loin
une migration dans ses doigts

sous le tilleul
des canards, des pigeons
et quelques plumes lointaines


ce soir



j'ai sorti les plumes de mon sac
le livre et la revue
 je l'ai presque trouvé






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Dimanche 8 juillet 2007
extra le bouquiniste
rue  de la liberté
trouvé trois livres d'enfant


passionné
il bavarde comme une pie
et hop un livre de plus

une pensée
et un livre
pour Lui.


expo de photos
noir et blanc en émoi
et moi émue 

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Dimanche 8 juillet 2007
le monde en sommeil
sous la lampe électrique
aquarelle pour un souvenir

unis pour la vie
les fous reviennent
là où tout a commencé

pour Lui

si beaux ses Bassan
aussi fous que son amour
aussi beaux qu’elle

Lui

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Dimanche 8 juillet 2007
toute la nuit
le vombrissement du ventilateur
rafraîchit mes rêves

ce matin tôt
les ondes de chaleur
décomposent les rayons de soleil

un trou d'eau
l'étang à moitié vide
multiple  survie


bihoreau, pourpre, cendré et blongio
tous les hérons
s'acharnent sur la mare


les canetons
de quelques jours à peine
planqués sous les joncs

la mère en alerte
toutes ailes ouvertes
cancane sa colère

les hérons
impassibles
ont faim


ils étaient huit
canetons
trois ce matin







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Samedi 7 juillet 2007
 lentement 
le temps
dans mes espoirs

lentement
  mes espoirs
  dans le temps



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3  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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