Mardi 26 juin 2007
dans mon assiette
une soupe de poisson
mon voisin excelle  en cuisine


des sourires
partout  autour de moi
quelques verres de vin


du sourire au rire
  des discussions
mi sérieuses mi loufoques

peu importe
la musique s'en mêle
c'est encore mieux

  deux musiciens
magnifiques
leurs visages ailleurs

des clins d'oeil, des regards volés
ils communiquent
et nous écoutons

tard hier soir
dévisager la lune
dans le Rhône

seule ,
 tout le monde dort
quelques pas sur la berge

le chant de l'eau
et le moyen duc
tous deux si proche

dernière note du rossignol
    passage de la nuit
au jour

quelques minutes
... silence....
l'aube est là

tous les oiseaux
...avec ..





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Lundi 25 juin 2007
dans le St Laurent
 l'eau gris bleu de ses yeux
 
dans son ciel immense


lui
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Lundi 25 juin 2007
des belugas !
écrit-il
dans le St Laurent

l'âme
du Québec
coule dans ce fleuve

et en  lui
tous les mystères
de l'océan

l'eau salée
remonte si loin
les cétacés avec elle

et sur les rives
en amont  en aval
Lui, trouve mes pas


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Dimanche 24 juin 2007
m'arrêter
          devant 
                l'eau sauvage


                        belle  si belle
                                des cascades
                                        et des gours
   

                                                  plonger
                                                       rester sous l'eau
                                                          regarder le ciel


                                                 entre les rochers

                                          les truites
                                  et les gardons


                            belle si belle
                      transparente
             émeraude


                            le couchant
                                    dans les eaux vives
                                             se dépose sur les rives


                                                        allonger
                                                               sur le rocher
                                                                     les yeux fermés 


                                                       dans chaque muscle                 
                                                des picotements            
                                      continus


                        sur mon ventre
                                     un appel
                                               que l'eau emporte ...









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Samedi 23 juin 2007
d'un continent à l'autre
trois mots ce soir
les  plus importants de lui


l'amour donne une raison de vivre ... sans amour nous ne sommes que des spectres haletants et vieillissants ... l'amour est un réveil de  l'inconscient ... une magie de la vie, de l'existence ... un art....une transmission de l'inconscient au  conscient ... C'est mettre en éveil une survie ... tous les Roméo et Juliette le savent ... on peut mourir d'aimer... ces histoires  sont les pulsions de vie  de  nos romans,  nos théatres; nos chansons, nos poésies; notre cinéma, ..elles sont les fusibles de ce sentiment qu'on a tant de mal à gérer ...





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Vendredi 22 juin 2007
livre à coeur ouvert
un message de lui-
langage des fleurs

amel


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Vendredi 22 juin 2007
.....Regarder au-delà des tombes et prendre le risque de vivre.. mais pour avoir le courage de vivre, il faut accepter la mort... ces cimetières sont là, pour nous le rappeler... mais nous avons une culture qui occulte de plus en plus ça ... tout sentiment  débordant et déconcertant est superflu pour notre  culture , pour se protéger elle tente sans cesse d'annihiler ce qui la gène, et qui la freine.. Les naissances, se font à la va-comme-je-te-pousse... on ne prend que peu de temps de vivre ces instants uniques, on bouscule les émotions..Suit alors l'enfance où là non plus, on ne laisse pas au petit Homme le temps d'être un enfant ;.. En crèche, puis en maternel, et  dans tout le cycle scolaire qui leurs succède,  l'enfant doit rendre des comptes,...On spécule sur son son savoir.. sur son potentiel .. s'il est mauvais élève sa vie peut basculer très vite... On s'enferme dans des raisonnements tels que: il faut toujours occuper l'enfant, il ne faut pas qu'il s'ennuie, il ne faut pas qu'il commette de bêtises, il ne faut pas, il ne faut pas... Toutes ces choses qui construisent au même titre que le reste un individu sont de plus en plus farder... Mes enfants m'ont fait grandir, ils m'ont entraînée là où je ne serais jamais allée sans eux, ils m'ont ouvert des portes, parfois contre mon gré... mais je les ai laissés libres d'être ce qu'ils étaient parce que j'avais compris qu'ils ne m'appartenaient pas... ils m'ont très vite fait comprendre que leur rôle leur était propre...Tout petits je leurs avais enjoint des responsabilités à assumer... parfois à contrecœur, parfois avec fierté, ils apprenaient à travers ces épreuves, qui ils étaient...
Notre société est faite d'un tout... elle s'équilibre dans le paradoxe.. Ce n'est pas de l'amour, que ne pas faire prendre conscience de ces réalités, c'est de la possession inconditionnelle, de l'égoïsme larvé.... de l'irresponsabilité de prendre  en charge une éducation parfois ingrate...dire non à  un enfant c'est faire face à une réaction,  on ne prend pas le temps du débat ...Plus que jamais, nous voyons dans nos sociétés modernes, des jeunes dépressifs, irresponsables, désarmés, parfois apathiques, parfois violents... Consommateurs, de substances licites où illicites ( et je n'ai rien contre les illicites) de façon recurrente , ils fuient leur évidence   ... la maturité à changer d'orientation, on ne se construit plus sur les mêmes bases ...les jeunes adultes  restent sous la tutelle de leurs parents et refusent de voler de leurs propres ailes au risque de vivre enfin leur histoire... ils ont peur et ce sont ces peurs qui les rétrécissent sur eux-mêmes... toute éducation à ses tares, mais ne pas en avoir, où sous prétexte d'aimer ses enfants, les gâter à outrance c'est affaiblir les êtres qu'on chérit.. c'est affaiblir la société de  demain....

j'ai eu l'occasion de rencontrer pas mal de jeunes durant ma petite vie.. je les ai énormément écoutés... il y a parmi eux des individus exceptionnels, même dans leur détresse, ils sont souvent percutants, vifs et  d'une intelligence sortie des sentiers battus... je les admire énormément et mal est de me faire prendre conscience que certains d'entre eux manquent de repères nécessaires, au relief de leur réflexion...

Je pense qu'il est extrêmement nécessaire de se pencher et de réfléchir sur notre société d'aujourd'hui pour construire celle de demain, d'aider par la réflexion, à grandir avec nos descendants....Une société qui compte autant de suicides de jeunes, montre sa vulnérabilité et son incapacité de se développer harmonieusement ... elle montre son déclin...

la mort, dans tout ça est tout autant dissimulée que tous les évènements majeurs de nos vies ... on "crématise "... on "cendre" .. vite très vite ;...on passe à autre chose.. laissant les vivants dans leur chagrin en espérant qu'à coup d'antidépresseur, ils ne fassent pas trop d'éclats .... 

                                 par delà notre temps
                         celui de nos enfants
                         un relief à construire



 


                                                                               





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Jeudi 21 juin 2007
En réponse à ton commentaire Monika, oui c'est très étrange de voir soudain ce qui refusait  d'être présent,  surgir comme une évidence à nos yeux. La loi des sélections certainement ... un angle de vision qui change, une ouverture qui se fait, autant de choses qui font que les paysages, les gens, la musique tout ce qui nous entoure,     peuvent être perçus  de façon totalement  nouvelle du jour au lendemain...
Les cimetières sont des lieux qui me fascinent. Je les ai fréquentés très petite, ma mère y cherchait son répis, lorsque le chagrin la rongeait ... Je ne m'y suis jamais ennuyée, pendant qu'elle pleurait sur la tombe qui réunissait symboliquement toute sa famille, j'allais jouer sur les tombes voisines .... on n'imagine pas tous les secrets dissimulés derrière les stèles, les  ex-voto déposés devant les épitaphes etc...c'est là que j'ai appris à faire du vélo ...entre les tombes ... avec le vélo de ma mère, trois fois trop grand pour mes petites jambes ....
Lorsque j'ai quitté ma maison natale, il était hors de question pour moi de retourner dans un cimetière quel qu'il soit ... et puis très vite, sans savoir pourquoi, il m'arrivait de temps à autres de pousser la porte rouillée d'un cimetière de montagne et de me promener entre les petites tombes de ces gens modestes, modestes jusque dans leur mort.. Les croix dressées, parfois de guingois parfois abandonnées, avec des inscriptions érodées que l'on devine plus qu'on ne lit,  m'émeuvent  considérablement ... Ma vision n'est plus la même, mais je trouve dans ces  endroits  un calme, une paix  et une tranquilité peu commune ...j'aime errer dans ces silences, écouter l'histoire des lieux ... lire les dates de vie,  affreusement courtes,  étonnamment longues

le cimetière est l'âme d'une communauté ..une résonnance de la vie ... une acceptation de la mort ... un deuil accompli ... Que nous reste t-il de tout cela ??? pas grand chose, je le crains ...

En Cévennes , là où j'habitais avant de venir ici, il y avait un caveau très ancien à côté de l'atelier dans lequel nous travaillions .. dedans, quatre morts mûrés dont un bébé ... parterre, des vestiges funéraires d'une toute autre époque ...Il faut savoir que la révocation de l'Edit de Nantes a entraîné des conflits sanglants dans cette partie de la France.   Conséquence humiliante à cet état de guerre, interdire  les protestants d'enterrer leurs morts dans les cimetières catholiques .. c'est pourquoi dans cette région on trouve des sépultures un peu partout .... des plus étranges aux plus touchantes disséminées dans les caves,  les murs des maisons,  mais aussi dans les terres , voire dans les bois  ... elles sont les traces d'une histoire et d'une souffrance qui ont rendu la population de ce coin particulièrement rebelle .

Je suis une athée convaincue, mais j'ai une profonde considération, pour la vie qui m'entoure, pour la mort qui m'effraie, de moins en moins ..... J'aime pousser les portes des églises, les refermer derrière moi, me plonger dans l'atmosphère intemporel qui y existe ...j'aime le silence palpable qui y règne ...  j'aime  découvrir  les oeuvres réalisées dans ces lieux sacrés, et à travers elles, les artistes locaux.  Peintres et sculpteurs  me touchent par leur sensibilté, leurs adresses et maladresses presques divines ...et... j'adore  les requiem et les chants sacrés ..



ce matin
pousser le portail rouillé
la brume au-dessus des croix

le refermer
sans y entrer
regarder au-delà des tombes



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Jeudi 21 juin 2007
en ouvrant mon livre
entre les oiseaux
ses  dernières fleurs



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Jeudi 21 juin 2007
ma petite route
à la pointe du jour
une odeur de varech

à peine 6 heures
le soleil
 dans mon dos

le vol des mouettes
sur les terres
leur cris parfois perçants


lentement sur cette route
avec le jour
je me réveille


derrière les joncs
les oiseaux
et
un petit cimetière



je ne l'avais jamais vu


un endroit
de rêve
pour l'éternité



cette 202
où je le vois Lui
sans qu'il soit là ...


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Mercredi 20 juin 2007
longue conversation ,
assises devant le fleuve
ma voisine et moi

l'eau à nos pieds
coule
avec elle son histoire

 histoire de riz
dans son courant
elle l'emporte










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Mercredi 20 juin 2007
lorsqu'il m'a connue
deux évidences
se sentir plus jeune et trop vieux

si fort le charme
ses rides
sont mes refuges

les miennes doucement
avec mes cheveux blancs
peaufinent mon âge


12 ans de plus
12 ans de moins
quelle importance










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Mercredi 20 juin 2007
cette  nuit sur la rive
entendre la vie
du fleuve

cette nuit
la lune  emprisonnée dans le Rhône
inaccessible

croissante
au  fond du Rhône
elle gonfle 

croissante ou décroissante
en périgée en apogée
elle veille mon petit jardin

cette nuit sur le fleuve
mes désirs sur un  bout de papier
 vers le large

une tache blanche
tellement blanche
entre les lunes






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Mercredi 20 juin 2007
 
la face cachée
de notre esprit
le masque

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Mardi 19 juin 2007
au bord  de la mer
mes pas seuls
laissent  une trace

mes pieds dans l'eau
je m'enfonce
la mer me rejette


je recule
un sourire
de la mer à moi


 






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3  nomade(s) migre(nt) sur ce blog

dans sa respiration
dormir
toucher ses rêves

 

courir vers lui
le ciel immense
ses bras ouverts
--

terre
la couleur de ses yeux
semer des fleurs

--

sous ma jupe
le vent
comme un intrus

la tenir
entre mes cuisses
ma main toute chaude

--

petite la tenue
sortie des draps
elle pense à lui

--

éclat de rire
dans ses bras
éclat de vie

--


son sourire
entre les draps
deux mots

--


boire son vin
dans la même coupe
se resservir

--

 

dans le sable
quatre empreintes
l'une apprivoise l'autre


--

 
les restes du dîner
sur la table
parfum de sexe à côté

--

horizon confondu
au bout du bout
deux en un

--

odeur de mer
odeur de terre
la vie

--

reflet de lui
petit miroir
parle tant

--

parler et rire
un demi et un café
au soleil

--

à l'ombre des regards
collée contre le mur
lui si près de moi

--

deux oiseaux farouches
espiègles aussi
par moment

--

du bout des doigts frêles
calligraphie délicate
pensée dévoilée

--

le destin se cache
dans la courbe des reins tendus
frontière invisible

--

sur les ondes
une voix chaude
un chant dans ma tête

 

la pluie en rafale
contre la vitre
et sur mes joues

--

revenir ce soir
ma cabane
une odeur unique

 

 



les yeux ouverts
émotion plaisir
un tsunami


c'est jour de marché
des couleurs et des sourires
de la chaleur partout


 

de l'arbre au panier
des cerises des cerises
au merle volées


entre les fleurs vives
deux petits papillons
leur éclat en noce



sa peau froissée ondule,
dans chaque pli
un secret de sa vie


sur le rocher, trois naïades
les pieds dans l'eau
paisiblement belles


 
vent éclair tonnerre
la pluie sans retenue
brume sur les versants


chaleur assassine,
dernières perles de rosée
aux feuilles suspendues


nue, au bord de l'eau
une libellule chemine
le contour de mes cimes


du bruit à l'odeur
tout est fébrile
reflet de chaleur


nuit épaisse et pleine
les arbres murmurent leur paresse
le vent sa langueur



 

visage ouvert
premier rayon de soleil
sourire, ivresse.


Le silence parfois
riche de sens et de force
éloquence fertile




mille secrets cachés
odeur de terre mouillée
odeur de camphre



comme un rêve de sang
les joues rose-rouge
trahissent l'évidence


que le vent balaie
sans cesse les terres arides
de ces nobles mapuches


plaintes lancinantes
le vent dans les embrasures
détresse d'automne


odeur de thym frais
et dans les cheveux mouillés
des contours sauvages


le souffle de la terre
sur mon ventre tendu
que seul un homme entend.


mes pieds dans les feuilles
pas moyen d'être discrète
froissement, trahison.


un rappel au temps !
le soleil mordore les arbres
et tanne mon départ



 

entre terre et ciel
le pourpre à l'horizon
lentement au zénith



quelques aquarelles
ma lunette et mes jumelles
images insolites

une douceur de printemps
l'hiver aux aguets
juste un prélude

  

l'hiver s'installe
dans les têtes dans les corps
derrière la vitre



la pluie ce soir
sur les roseaux des larmes
que la terre absorbe



 

le chant du vent
dans mes os transis

complainte glaciale


 

 

le rose discret
sur sa pâleur
la timide

 
 

 







 

 

 

 
















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